Pour que les mots tues ne soient pas des poisons

06 avril 2020

Miroir ho, bÔ miroir, dis moi que je suis bon

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Un mois demi que j’ai commencé ce blog afin de pouvoir y déverser le trop plein d’émotions qui me polluent…

A cette époque la relation était si tendue que je pensais sérieusement à rompre.

Lorsque l’on s’est rendu chez le psy pour la 1ère fois, j’y suis allée avec l’intention de « vider mon sac » et de rentrer seule après un point finale à cette relation.

Contre toutes attentes cette 1ere consultation s’est déroulée d’une façon très positive et constructive.

A mon grand, très grand étonnement, j’ai constaté d’énormes changements dans son comportement dans les semaines qui ont suivis. Il faisait des efforts, plus que l’on puisse l’espérer.

J’ai repris confiance, j’ai retrouvé une vitalité, j’étais bien. Pendant 6 semaines.

Confinement oblige, il n’a plus de suivi psy et, de nouveau il ne sait pas faire face à l’image que lui renvoi le miroir que je suis.

Samedi dernier il a de nouveau pété un câble (le 3em en 10 jours), sur un ton agressif et accusateur, il m’a reproché d’être invivable, il m’a dit adieu et qu’il partait.

Qu’est-ce que j’ai fait ? Exactement ce qu’il ne faut pas faire : je l’ai supplié de rester, de s’assoir là, en pleine nature. J’étais terrorisée à l’idée qu’il rentre à la maison dans cette état de furie et que mon fils qui vient d’aménager chez moi, le voit sous ce jour-là, lui qui l’estime et qui lui fait confiance….

Il a accepté de s’assoir. Je me suis engagée, j’ai donné ma parole de ne plus parler du passé, quel qu’il soit (en gros je me suis rabaissée plus bas que terre !) Je lui ai demandé de s’engager à accepter d’entendre mes opinions, remarques sans le prendre mal et se mettre en colère, il s’y est engagé.

On a continué notre petite promenade main dans la main. On reprend une discussion sur le « présent » et il s’auto flagelle lorsque fais une remarque… je lui fais remarquer qu’il avait promis, il me dit que s’est pas contre moi, mais qu’il se sent minable…

On rentre. Lorsqu’on arrive à la maison, il charge quelques affaires dans son véhicule. Face à mon questionnement, il m’explique qu’il ne sait pas s’il reste…

Je lui réponds que j’aimerais bien qu’il sache, par confort… -c’est quand même le jour de mon anniversaire-… mais il ne sait pas… Je vais faire des courses, lorsque je rentre, il est partit, emmenant tous ses vêtements et une grande partie de ses affaires.

Me voilà seule pour « fêter » mes 55 ans et faire l’amer constat que sans un suivi psy régulier, il est impossible d’espérer avoir une relation sereine avec ce genre d’homme : nos relations sont des miroirs et ce qu’il voit dans le miroir que je suis lui est insupportable, il explose alors ; ensuite, lorsqu’il est confronté aux conséquences de ces explosions, c’est-à-dire ma difficulté à vivre avec ces blessures, il explose de nouveau ; ensuite il fait un transfert : je suis la responsable des clashs qui reviennent tous les 4-5 jours… ben oui : j’existe.

La seule façon pour lui de ne plus être face à cette image qu’il ne supporte pas, c’est de casser le miroir… c’est-à-dire moi, la relation…

Pour ensuite regretter amèrement de l’avoir cassé…

Mais, à l’heure actuelle, je ne pense pas qu’il soit dans les regrets… il juste capable d’observer une douleur qui revient tous les 4-5 jours et il me l’impute… Et, pour taire cette douleur, il faut m’effacer… peu importe que ça me détruise ou pas…

C’est cool le confinement !

 

Posté par grainedamour à 13:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


25 février 2020

Jeûne suite

48em heure de jeûne... beaucoup plus confortable que les 1eres heures où (contrairement à maintenant) je ressentais la faim...

En fait, plus on mange d'aliments lourds à digérer, plus on ressent la faim... et, la veille de démarrer mon jeûne, j'avais fait quelques abus quand même...

Mais bon, ce n'est pas le sujet, même si le titre en parle.

Pas de réseau téléphone chez moi, hormis quelques petites fenêtres d'1/2h à 3/4 heures une ou deux fois dans la journée... ce qui m'a permis de poster ce message...

Cette "coupure" me fait du bien. Pas de coup de téléphone, pas de sms, c'est calme, c'est bon.

Force est de constater que les heurts qui ont parsemés la relations m'ont fortement impacté.

D'ailleurs c'est précisément cela qui nous a conduit chez le psy. "Il" a fait plusieurs crises violentes et agressives et, n'en pouvant plus j'ai tenté de lui expliquer que les répercussions de ses crises devenaient trop lourdes. Et bien, il n'a pas aimé que je fasse allusion au "passé" (passé datant de quelques jours, quelques semaines, quelques mois...).

Après sa dernière crise, je lui ai dit que je prenais rdv chez un thérapeute de couple, qu'il vienne ou pas. Il voulait venir. J'ai pris ce rdv pour pouvoir dire, déverser mes peines, mes blessures et... en finir, mettre un point final à cette relation que je voyais comme toxique.

Chez le psy, il est comme "tombé des nues". Sur le retour il pleurait de réaliser à quel point il m'avait fait mal. Depuis il fait des efforts en permanence. Je ne le reconnais plus, c'est une autre personne. Mais... je ne sais pas qui il est. D'où mes doutes et mes questionnements.

On passe de bons, même très bons moments mais... Oui, bien sûr qu'il y a un "mais".

Il a reçu une "claque" lors de la consultation chez le psy. Depuis il fait des efforts de chaque instant car, sa plus grande peur est de me perdre. Cela n'aide pas la communication car, il a toujours ses peurs originels et sa blessure de rejet béante.

Alors, je me retrouve un peu trop souvent pour ne pas dire tout le temps dans la peau d'un psy qui fait gaffe à ce qu'il dit, qui mesure ses paroles, qui choisi le bon moment pour aborder tel ou tel sujet, qui tempère, qui patiente, qui comprend...

Du coup, des petits détails de la vie courante empoisonne notre relation car, comment dire à un écorché vif ultra suseptible qu'il a mal fait ca, qu'il a oublié un truc, qu'il a tort sur tel sujet, qu'il exagère ??? Y'a que deux solutions : soit je me tais, soit je prépare mon disourts en choississant mes mots, afin d'éviter la tenssion...

C'est pas vraiment comme ça que je vois la vie de couple. Il me dit et me remercie sans cesse pour l'aide que je lui apporte, pour lui avoir ouvert les yeux, pour le guider vers une meilleur version de lui même, qu'il se sent mieux, qu'il ne veut plus revivre les colères qu'il a connu...

Mais... moi, qui m'aide ? Je dirais que ces faits m'aident à voir la "relation" sous un angle différent, moins "idyllique", plus réelle. Souvent je me dis : "et, si c'était moi qui avait pété un cable, je ne serais pas heureuse d'avoir rencontré quelqu'un qui me pardonne et m'aide à avancer ?

Oui, bien sûr.

Car, en me projettant dans l'avenir, seule à repenser au positif de cette relation (car il y en a... beaucoup) je sais que je regretterais d'être passé à coté de quelque chose...

J'ai passé la cinquantaine. Aujourd'hui, la vraie question, ne serait-elle pas : "veux-tu passer le reste de ta vie à chercher le prince charmant, ou acceptes-tu l'imperfection ?

Il n'y a pas de rencontre hasardeuse. Lui, m'a rencontré pour guérir de sa blessure de rejet et réussir à ne plus se mettre en colère à la moindre contrariété. Moi, il semblerait que je l'ai rencontré pour m'affirmer, réussir à vivre comme je l'entends, sans me soumettre (mais dans le respect !)...

Chaque fois que mon esprit se calme, c'est la conclusion que je me fais.... jusqu'à l'après-week-end suivant...

Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ???

Posté par grainedamour à 18:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 février 2020

Jeûne

043980-000_fastenundheilen_02_0-500x284Ce soir, j'en suis à ma 15em heure de jeûne et, mon esprit vagabonde...

Il y a quelques années j'avais écris un blog et, j'avais aimé coucher des mots dans cet espace virtuel. Cela m'avait aidé à avancer, à comprendre mes noeuds de l'époque...

Ce soir, je tombe sur une pub de canalblog... la curiosité m'entraine à lire quelques brides de blog sentimentaux car, c'est le sujet de mes reflexions ce soir...

A ce jour la relation sentimentale que j'entretiens, dure depuis un an et trois mois. Et, nous voyons un thérapeute de couple depuis un mois.

Je me dis que ça en est presque risible puis, je me dis aussi que c'est peut être une chance.

La chance d'avoir croisé la route de quelqu'un qui, comme moi, comme la plupart d'entre nous, a des défauts, des travers et, est prêt à travailler sur lui pour adoucir ses angles saillants, nous permettre de construire notre relation sainenement...

Alors, pouquoi suis-je perturbée lorsqu'il s'en va et le lendemain qu'il soit partit...

Et, pourquoi suis-je si bien après 24h, si bien de savourer la solitude que j'apprécie ?

j'ai décidé de reprendre un blog pour tenter de comprendre cela...

Pour répondre à cette question :

La vie de couple me fait-elle peur au point de ne voir que ce qui ne va pas, ou... suis encore tombée sur un tordu ?

 

 

 

 

Posté par grainedamour à 21:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]